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Pique-assiettes

Apéritif

" Prenez garde à la tristesse : c'est un vice. "

Gustave Flaubert

Entrée

" Le milieu du point de vue de l'essence est un sommet du point de vue de l'excellence. "

Aristote

Plats de résistance

" Suivre et vivre la marche du monde requiert pouls sensible, axiomatique variable et maxime poétique. "

Denis Guillec 

" La franchise ne consiste pas à dire tout ce que l’on pense, mais à penser tout ce que l’on dit. "  

H. de Livry

Dessert

" Tu ne seras aimé que lorsque tu pourras montrer ta faiblesse, sans que l’autre s’en serve pour affirmer sa force. " 

Cesare Pavese

 

Commande

Poésie

Lundi 9 mai 2005

 

Je reviens d’un pays
Je reviens d’une nuit
Où le sable et le vent
Vous poussent en avant
Vous cinglent le visage
Vous étreignent de rage
Et gèlent vos paupières

 

Votre regard de pierre

 

Crisse dans le silence

 

Sarcophage d’enfance

 

Il nous faut en sortir

 

Et sans crainte grandir

 

 

 

Je reviens d’une ville

 

Je reviens en rebelle

 

D’une joute acharnée

 

Contre les enfiévrés

 

Contre les ennemis

 

De la Joie de la Vie
Qui vivent en courant

 

Impriment à l’enfant

 

Un pas rapide et vif

 

Le poussent dans l’esquif

 

Avant que de savoir

 

Son croire et son espoir

 

 

 

Je reviens de contrées

 

Je reviens de forêts

 

Où l’immense nature

 

De sa verte ceinture

 

Protège la lenteur

 

Du lent souffle des heures

 

Où le regard attend

 

Que le souffle du Temps

 

S’essouffle et ralentisse

 

Recrache sur les lys

 

Les poisons du chemin
Et la lie des matins


Je reviens d’Italie
Je reviens de Paris
Je reviens de Moscou

Je reviens de partout

 

Personne ne s’étonne

 

De ce que la vie donne

 

Chacun attend encor

 

Et chacun vous dévore

 

Davantage qu’il ne peut

 

Beaucoup plus qu’il ne veut

 

Atroce liberté

 

Comble de vanité

 

 

 

Je reviens de chez moi

 

Je reviens de chez elles

 

Car j’écris de chez moi

 

Lorsque je pense à elles

 

A celles que jamais

 

Je n’eusse osé aimer

 

Si je n’avais compris

 

Que ce qui n’est pas pris

 

Est rarement offert

 

Que d’une main de fer

 

Peut germer la douceur

 

Qui entrouvre les cœurs

 

 

 

Et j’en veux chérir une

 

Et j’entends servir l’autre

 

Des deux passions aucune

 

Ne peut éteindre l’autre

 

La première me vient

 

De ma plus vieille enfance

 

Me nourrit à son sein

 

Et s’appelle la France

 

La seconde a laissé

 

Son parfum dans l’entrée

 

Et a quitté pour moi
Sa robe rouge en soie

      
F. M. - 12/2004

(texte protégé INPI)

 

Par MACHABERT
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Vendredi 13 mai 2005
TchatcheBlog: Poesia
        VIVERE

Non so se la ferita infame del mio cuore

Verrà un giorno

Verso te da te da me a te

E se ripartirà il sibilo del treno che

Sento dalla mia casa, sì, ripartire ancora più lontano

Non so se

I singhiozzi del mio cuore

Le nervature del mio corpo

Scompariranno nel buio delle ceneri

L’incendiario vapore di un amore di cristallo

La fronte forata da pallottole che non si vedono da pallottole che non si domano

Non so se questi fantasmi in lontananza stiano per tornare

E se un giorno ‘sta casa stia per

Crollare

Cadere

In quest abisso dove tutto diviene possibile

Perché ignorare mentre tutto è solo una conoscenza

Effimera e profonda

Nei fondi in campagna sotterrata in un cielo azzurro

Nel mare dei Carpazi e i monti del mare

La terra è una madre il cui seno

Bianco divenuto celeste

Dalla sventura della botta di un burattino

E il gomito divenuto blu però senza sapere il perchè

All’estremità della galleria del convoglio elettrico

Un lampione-fiaccola come se ne vedono

A Parigi la città delle Luci quanto è stata salutata

E mai sulle fortezze sui merli del castello della vita

Si era scorso

Tale sentiero tale comignolo

Sul fortino sotto le fortificazioni dove

Si mastica rimastica rimugina e strappa il

Rancore incredibile di un cuore buccato dalla

Spada

Del battente che muove all’assalto della cittadella

La sentinella non si muove

In cima della sua scarpata in cima della sua collina

E se si trovasse aggredita credo che se ne andrebbe via

Le braccia agiterebbe in lontananza

Senza farsi vedere

Per farsi vedere dagli altri

E scapperebbe via dalla galleria in fuoco come

Si esce

Su un letto sotto una coperta

Il corpo di una vittima lacerata

Dalla falce non quella del fattore che si scorge in lontananza

Presso al camino che brucia quest inverno

Ma quella di una Donna che alcuni corteggiano

Questa polvere che copre le rime della vita e

Fa che da poesia mi metto alla prosa

Non è che questa galleria di cui ho appena parlato

Perchè impazzito dalla grandine delle sventure della vita

Non so

Qual’è questo treno dov’è’l mio destino qual’è la mia destinazione

Per quanto tempo ancora già sempre mai

Se la gengiva

È viva

Il cuore un pò bruciato le guance in fuoco e la mente infiammata

La vita lei è sempre così sul rogo

A divorare i suoi giorni i giorni degli uomini felici

E disgraziati

E se con la sola potenza di una parola di un ammicco

Posso vedere in quest indizio tenue

Un messaggio umano umanista umanitario

Allora in ogni cosa è possibile

Scorgere ciò non si vede pure essendo quà

Lo stile è il paesaggio

La bellezza il colore del cielo

E le cose qui con me accanto a me

Non sono con un altro nè lontano nè mai quà

Non so ancora se la vita mi conosca ma io so benissimo

Che se mi conosce allora verrà il giorno

In cui mi riconoscerà mi riconoscerà il diritto

Di non avere

Bruciato tutte le ore alla stessa cadenza questo diritto

Di avere

Toccato col pollice coll’indice i saggi di quell’epoca  o di quelli del passato

Che mi hanno sempre dato l’immagine di grandi Uomini dal basso dei loro sepolcri

A fior di penna magica da cui è uscita

Una miriade di parole di forme e di segni

Hanno oltrepassato la galleria e sono arrivati in questa luce che accettiamo di dar loro

Per render loro l’omaggio che hanno ben meritato

Verrà il giorno in cui tutto ciò sarà.


F.M. - 07/2003

(texte protégé INPI)

Par MACHABERT
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Vendredi 13 mai 2005
TchatcheBlog: Poème

SOUVENIRS

             

             Que naissent les souffrances qui s’oublieront le soir !

 

Par une belle nuit froide, il battait le pavé,

Un bouquet d’ancolies sous sa veste caché,

Le regard embrumé comme par un nuage,

Comme le phare d’un port une soirée d’orage.

 

Un frisson d’inquiétude le gagne et l’alanguit :

Il redevient esclave de sa mélancolie.

Son sourire se dessèche, ses prunelles s’éteignent,

Et seul avec son âme pour ultime compagne,

 

Et seul avec l’oubli, vague gouffre sans fond,

Il abaisse en pleurant sur le pavé son front.

La fraîcheur de l’aurore le retrouve vieilli,

Et le bouquet de fleurs lui aussi a flétri.

 

Cependant il se lève, marche péniblement,

Il relève la tête, avance lentement,

Parcourt avec regret l’impasse des Lilas,

Et cherche avec langueur Celle qu’il ne croit plus là.

 

L’escalier qu’il gravit le conduit à Sa chambre :

Le piano est ouvert, une sonate dans l’ombre

Attend qu’un virtuose fasse valser ses notes :

Etrange vanité que celle d’une sonate !

 

Il retrouve la table sur laquelle dansaient

Les groseilles et les roses ; les couleurs fanées

D’une gravure jaunie : Eté sous les tilleuls ;

Le poids du temps le courbe et le laisse si seul.

 

Ces souvenirs le blessent, le torture sa mémoire,

Il s’effondre en pleurant sur le fauteuil. Un soir

Il y revient, le regard embrumé ; Son nom

Il le lui pleure, le crie... et Elle lui répond !



F.M. - 08/1999

(texte protégé INPI)

Par MACHABERT
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Vendredi 13 mai 2005
TchatcheBlog: Traduction
      VIVRE

J’ignore si la blessure infâme de mon cœur

Viendra un jour

Vers toi chez toi de moi à toi

Et si repartira le sifflement du train que

J’entends de chez moi oui repartir au loin

J’ignore si

Les sanglots de mon cœur

Les nervures de mon corps

Un jour disparaîtront dans la noirceur des cendres

L’incendiaire fumée d’un amour en cristal

Le front troué de balles invisibles de balles intouchables

J’ignore si ces fantômes au loin vont revenir

Et si cette maison va un jour

S’effondrer

Tomber

Dans cet abîme où tout devient possible

Pourquoi ignorer quand tout n’est qu’un savoir

Ephémère et profond

Au loin dans la campagne au fond du ciel bleu

Dans la mer des Carpates et les monts de la mer

La terre est une mère au sein

Blanc bleui

Par le malheur du coup droit d’un pantin

Et le coude bleui par on ne sait pas quoi

Au fond du tunnel de la rame électrique

Un lampadaire-flambeau comme on en voit

Dans Paris la ville des Lumières ô combien saluée

Et jamais sur les forts sur les créneaux du château de la vie

On n’avait aperçu

Semblable chemin semblable cheminée

Sur le fortin sous les mâchicoulis où

On mâche remâche rumine et mastique la

Rancoeur incroyable d’un cœur transpercé par

L’épée

Du battant qui se lance à l’assaut de la citadelle

La sentinelle ne bouge pas

En haut de son talus du haut de sa colline

Et si on l’attaquait je crois qu’elle s’en irait

Les bras elle agiterait au loin

Sans se faire voir

Pour se faire voir des autres

Et elle s’échapperait du tunnel incendié comme

On sort

Sur une couche sous une couverture

Le corps d’une victime labourée

Par la faux pas celle du fermier qu’on aperçoit au loin

Près de la cheminée qui en cet hiver brûle

Mais celle d’une Dame que courtisent certains

Cette poussière qui couvre les rimes de la vie et

Fait que de poème je suis passé à prose

Ce n’est que ce tunnel dont j’ai déjà parlé

Car fou sous la grêle des malheurs de la vie

J’ignore

Quel est ce train quelle est ma destinée quelle est ma destination

Pour combien de temps encore déjà toujours jamais

Si la gencive

Est vive

Le cœur un peu brûlé les joues en feu et l’esprit enflammé

La vie elle est toujours ainsi sur le bûcher

A consumer ses jours les jours des hommes heureux

Et malheureux

Et si par la seule force d’un mot d’un clin d’œil

Je sais voir en ce signe ténu

Un message humain humaniste humanitaire

Alors en toutes choses il est possible

D’apercevoir ce que l’on ne voit pas et qui pourtant est là

L’allure est le paysage

La beauté la couleur du ciel

Et ce qui est ici avec moi près de moi

N’est pas avec un autre ni loin ni jamais là

Je ne sais pas encore si la vie me connaît mais moi je sais très bien

Que si elle me connaît alors le jour viendra

Où elle me reconnaîtra elle me reconnaîtra le droit

De n’avoir pas

Consumé toutes les heures à la même cadence ce droit

D’avoir

Touché du pouce de l’index les sages de ce temps ou de ceux du passé

Qui m’ont toujours donné l’image d’Hommes grands du fond de leur tombeau

Du bout de leur plume magique de laquelle est sortie

Une myriade de mots de formes et de signes

Ils ont franchi le tunnel et sont arrivés à cette lumière qu’on veut bien leur donner

Pour leur rendre l’hommage qu’ils ont bien mérité
Le jour viendra où cela sera
 

F.M. - 06/2001

(texte protégé INPI)

Par MACHABERT
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Samedi 14 mai 2005
Amor
    Roma
       Morte
         Amore

En ce soir de l'Histoire
Où part un homme attentif à la marche du monde
Je pense à Toi
Généreuse Inconnue
A Toi que je vais aimer
A Toi qui vas m'aimer
Je pense à Toi ce soir
Je fais mon oeuvre
Rattrape moi
Par MACHABERT
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Samedi 14 mai 2005
TchatcheBlog: La fleur du mal
Hommage ce soir à tous les artistes.

Surtout aux poètes.

Albatros fragiles.
Incapables de ramper.
Rebelles à l'anesthésie sociétale.
Gavroches en lutte contre la muselière sociale.

Muselière d'un individualisme qui tue l'individualité.

D'un strass sur l'écorce qui égorge le libre épanchement de la sève.

Sociétés de face-à-face spongieux.
Clans de surfaces beurrées.

Tout s'absorbe.

Et les artistes, qui " errent un pied sur chaque bord, avec évidemment au milieu le grand gouffre d'être comme tout le monde ". (Sophie Fontanel)
Par MACHABERT
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Samedi 14 mai 2005
TchatcheBlog: Aujourd'hui

 

Au clairon des chasseurs

Au clairon des chasseurs
La plume sprinte
Mais l'âme attend
Ce matin l'heure a sonné
Sonné l'aurore
Sonné l'éveil
A l'unisson
Les nains gesticulent
Les géants passent
J'émeus les femmes
J'aime les femmes
Europe au matin
Vitalité grâce joie au midi
Midi du coeur
Midi de l'esprit
Les sentes chantent vers le sud
Et le fourré qui s'épaissit
Et lui qui perce au moins d'avril
Rallume au sein éclaire le coeur
Perce-orage ou costume poétique
Perce-nuit ou poète en costume
Crève-bornes en deux-pièces
Personne ne résonne
Ils s'affaissent et sanglotent
Tertre enragé qui s'extasie  
Fouille la vie rage d'idées
Ils passent
Morts empesés du poids des morts
Regard pressé
Livides et las de l'avenir
Eiffel c'est toi qui agrandis
Les corps les coeurs et les mâchoires
Entendent tous quelque miracle
Et rêvent un quart d'heure par an
C'est fou le mal qu'ils se font
A désirer ce qu'ils n'ont pas
Moi je jouis du temps qui passe
Du vent qui va
Des créatures enjouées
Qui vont se dorer
Et puis fuir pour oublier
Finalement pour la plupart
D'ouvrir paupières
Et de me suivre 

Florent Machabert - 04/05

(texte protégé INPI)

Par MACHABERT
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Samedi 14 mai 2005
TchatcheBlog: Eveil

Rien de plus essentiel
De plus capital
De plus intense

Que d'aller au fond de soi

Y chercher
Y fouiller
Y oser
Y vaincre
Y défier

Ses peurs

Mondes intérieurs d'une richesse inouïe

Marcher au coeur des cinq sens en éveil

Palper
Mordre

Son moi profond tapi

Sens d'une vie que de s'y rendre, valise sous le bras : " je pars en moi "

Pour y trouver ?

Tout

Que sa propre morale n'est nulle part ailleurs

Nulle part ailleurs notre rapport au Corps et aux Corps

Nulle part ailleurs nos peurs

Que le monde des affects est le plus puissant qui soit

Le seul vraiment à guider Homme

Sans quoi on meurt

Glabre de vie
Chauve d'âme
Barbu d'impuissance

Sans avoir reçu la giflée de questions que ce monde nous flanque

Sans avoir désamorcé jour après jour des mines qui menacent d'exploser à tout instant à l'intérieur de nous  

Rires

Par MACHABERT
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Lundi 16 mai 2005

PARFUM LOINTAIN


Et si on s’en allait au cirque d’Alembert…
A l’ombre des érables et sous les peupliers,
Ignorant le ciel gris et les nuages d’hiver,
Pas à pas, lentement, sur le pavé mouillé.

Et si on s’en allait au gala de l’Union…
Quand tombera la nuit, fileront les étoiles,
Quand s’évanouiront les bleues constellations,
Oublieux à jamais, sur les yeux comme un voile.

Et si on s’en allait au jardin des Fauvettes…
Où quand il pleut les arbres se gorgent d’eau et pleurent,
Où quand passent au loin des fermiers les charrettes,
On s’arrête, on écoute, on s’étreint, on repart.

Et  si on s’en allait sur le port de Mar Lay…
A jamais enterré, sous terre et pour toujours,
Là où les bateaux battent pavillon anglais,
Où si l’on nous voyait l’on parlerait d’amour.

Et si on s’en allait à la gare de Suztek…
Loin des bals, et des cirques, et des ports et des parcs,
En cette Centrale Europe, à Galati, Fjolek,
D’où Paris est si loin, avec ses ponts, ses arcs.

Et si on s’en allait au beau milieu de tout…
Loin, là-bas, tu connais, tu souris, tu regardes,
Au tout milieu du beau, au milieu du beau tout,
Où sans crainte on murmure : « J’aime qu’on se regarde. »

_______________________________________________

Elle s’arrête. Elle sourit.
Elle regarde. Elle rougit.
        
« Tialla ne’s no is te ? »
           
A l’envers j’ai repris,
            Et on s’en est allés.


F.M. - 01/03

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Par MACHABERT
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Lundi 16 mai 2005

    RÊVER !

 

« Le rêve est l’aquarium de la nuit. »

Victor Hugo.

 

Deux rangées alignées d’hommes en uniformes,

Jouant avec cymbales, cors et force trompettes...

Trois enfants s’amusant avec d’étranges formes

Qui amusent aussi au loin quatre fillettes...

                           

Rêver !

 

Et le soleil passe son bras par la fenêtre,

Pour renverser tous ces petits soldats de plomb,

Pendant que moi, baigné de larmes, je leur réponds :

« - Il est printemps, dans mon jardin les fleurs vont naître ! »

 

                            Rêver !

 

Au sommet d’une tour, Coccinelle s’envole

Pour aller butiner la rose de mon cœur.

Par la porte la lune murmure qu’elle a peur ;

De la sorte s’allume le plus pur envol.

 

                            Rêver !

 

Dans la vallée brumeuse où je suis engouffré,

Dans le gouffre brumeux où l’on m’a avalé,

Un poisson ténébreux broute au regard voilé.

Sous le soleil, je sens une lueur d’air frais.

 

                            Rêver !

 

Le vent et les vagues balbutient, à l’orée

De la nuit, la neige valse avec la forêt.

Le ciel se couvre, se grise, noircit, se gonfle et crève :

Mon jardin sous la pluie fait s’achever mon rêve...

 

F.M. - 04/01

 

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Par MACHABERT
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