Un engagement au service de combats intellectuels : des prises de position, des coups de coeur, des coups de gueule, mes poèmes.
En visionnant le dernier film avec Johnny Depp et John Malkovitch, Rochester The Libertine, l'on comprend que nous vivons une époque qui préfère l'égalité à la liberté. L'on comprend également que l'apprentissage le plus difficile dans l'existence de l'Homme est incontestablement celui de la liberté. Le comte de Rochester est un être d'exception, d'inspiration profondément nietzschéenne, une sorte de Surhomme de la Vérité. L'on a également, à travers ce film, le plaisir de redécouvrir la vraie nature du libertinage et de la philosophie libertine du siècle des Lumières : le libertin n'a pour maître que lui-même, il ne connaît ni Dieu ni morale, son Dieu c'est lui-même et sa morale est intérieure. Plus profondément encore, on peut lire un message de bonheur dans ce film, une vie heureuse - comme dirait Camus - apparaissant comme une existence menée en accord son essence.
Cette magistrale leçon de liberté aurait eu plus de succès dans les années 70, puisque nous vivons je crois à une époque qui s'agite tout étant restant inerte et qui devrait faire preuve d'une critique moins méprisante de la liberté et plus prudente d'un égalitarisme mièvre et fade.