Je trouve qu'il existe certains raccourcis dans cette intervention entre le rôle joué par certains médias dans l\\\'affaire Batisti et celui des médias dans la diffusion de préjugés culturels favorables à la gauche.Bref, si l'on prend la conclusion : les médias français propagent des préjugés favorables à la gauche, je la trouve à la fois trop lapidaire et trop ciblée.Trop ciblé : un certains nombre de journalistes et d\\\'intellectuels français, notamment ceux qui ont le haut du pavé hiérarchique universitaire, sont favorables à la gauche, ou sont ouvertement de gauche. Mais celà ne prouve en rien qu'ils diffusent des "préjugés" .Trop lapidaire : il manque les causes possibles d'un tel fait. Le système universitaire, qui forme l'esprit critique est propice à la critique sociétale, qui, au niveau mondial, est en grande partie libérale, de droite. Les grandes écoles aussi ont des traditions plutôt de gauche (ENS, EHESS etc, à la différence notable de l'ENA et des écoles de commerce). Certaines études sociologiques pourraient être faites sur la proportions des étudiants à intégrer certains types d'écoles en fonction de leur couleur politique, on verrait que les carrières d'enseignement (qui mènent à terme -en France- à devenir "intellectuel" à plein temps) sont plebiscités par des étudiants de gauche, alors que les carrirèes commerciales, où les responsabilités (donc le salaire) sont plus élevées sont plus le fait d'élèves de droite (diplomatie, politique, commerce).Enfin, je trouve gros de mentionner cet article du Figaro qui cite Le Monde, en oubliant que l'étude récente (2003) de MM. Péan et Cohen ont publié sur Le Monde. Etude qui montre l'influence de Colombiani sur l'insertion du Monde dans les réseaux de pouvoir de droite (cf l'affaire Balladur en 1995).
"La France est sociologiquement à gauche"A additionner les scores de l'UMP, du MPF et du FN et à voir la popularité de Ségolène Royal (connue pour être à la droite de la gauche) j'ai peine à le croire.