Un engagement au service de combats intellectuels : des prises de position, des coups de coeur, des coups de gueule, mes poèmes.
/http%3A%2F%2Fimages.google.fr%2Fimages%3Fq%3Dtbn%3A6eT_I4kV3tQJ%3Awww.joseegauthier.com%2Fimages%2Fen_toute_simplicite.jpg)
Le plus difficile à vivre, ce sont les choses simples.
Ce sont elles en effet, qui contiennent, nues, sans décorum, ni fioritures, l'essentiel de ce pour quoi nous vivons.
L'essentiel ? C'est ce qui se reflète dans notre vie intérieure. C'est ce qui prend racine en nous. Seule une bonne graine peut prendre dans du bon terreau.
Et le terreau n'a jamais fait la graine...
L'essentiel, c'est ce qui s'installe dans l'instant, c'est ce vécu, ce senti, ce ressenti dont je prends conscience, à travers mon corps, et mon coeur et mon être et que nul ne peut éprouver à ma place au même moment.
L'essentiel, c'est le caractère unique que je donne à ce que je vis à chaque moment.
Le plus difficile à vivre, c'est aussi le banal. Et le banal, c'est le merveilleux quotidien. C'est la première gorgée de bière, la pluie d'hiver sur les carreaux de la cuisine. C'est ce que les gens regardent avec mépris et qui constitue pourtant leur existence.
Seul l'instant présent importe. Dans l'absolu. Car hier m'apporte la souffrance, l'ennui parfois et demain, le manque, l'incertitude.
Profite de ce qui t'est donné. Désire ce que tu possèdes déjà. Pas la femme ou la voiture de ton voisin.
C'est le Carpe Diem, je crois, que je viens de décrire, et c'est parce que c'est banal qu'il est si difficile de cueillir l'heure présente.
Alors il s'agit de ne se fier qu'à une seule boussole : notre boussole intérieure.
Celle qui nous indique le nord et avec lui, l'esprit, l'effort, le travail, la lucidité. Le froid.
Celle qui nous indique aussi le sud, c'est-à-dire le coeur, le plaisir, la passion. Le chaud.
C'est la boussole de notre Joie, en somme, qu'il faut suivre.
Et la seule.