Invitée aujourd'hui de En aparté, sur canal plus. Femme complexe, philosophe, très "vie intérieure", à mille lieues de l'image qu'elle donne dans ses films.
Je vous fais part de deux de ses convictions, qui se trouvent être aussi les miennes.
La première.
" Il est bien plus intéressant d'être une femme. Car ce sont elles qui éduquent les hommes. "
Il y a beaucoup de vérité dans cette phrase, car les femmes vivent par bulles, par humeurs et états d'âme tandis que nous, les hommes, vivons de façon linéaire, sans discontinuités, en portant au plus haut point l'angoisse de la mort, que connaissent moins les femmes, peut-être parce qu'elles donnent la vie. Il reste qu'il incombe fatalement aux femmes de transmettre ou non à leurs fils la satanée tradition masculine.
La seconde.
" Je n'ai jamais rien demandé à personne. L'indépendance, c'est tout moi. Le problème, c'est qu'à force de faire croire qu'on est forte, on finit par le devenir. Et alors, pour n'embêter aucune des personnes qui nous entourent, on filtre ses problèmes, on pleure en silence. "
Je me fais aussi pour règle de dépendre du plus petit nombre possible de personnes, et du moins de choses possibles. Il faut dépendre un peu, pour se rattacher à notre terrestre existence. Mais jamais trop. Sinon, souffrances assurées.
La seule chose dont nous avons le droit de dépendre véritablement, c'est l'amour. Et l'être aimé. Peu d'autres choses méritent de nous mettre un fil à la patte.
On dépend surtout de la personne qu'on voit chaque matin dans son miroir.