Encore une fois signé d'une femme de génie, qui semble écrire avec son âme, tant elle parle vrai, tant elle croque la vie dans son intensité et son authenticité.
Elle parle ici de la mort de son voisin, un certain Michel Berger.
" Une seule chose correspond : son cur lui a fait mal. Sa mort est dans "Var-Matin", on le lit à la plage, mes frères et moi. Ils ne se moquent plus trop. Entre-temps, il y en a même un qui a appris à aimer les choses simples. " Sophie Fontanel
La dernière phrase est bouleversante. Bouleversante. Suprêmement bouleversante quand on y pense. Elle réduit cyniquement à un "entre-temps" ce qui constitue toute une démarche de vie, vers la Vérité, la Sagesse, la Philosophie : aller, humblement, vers les choses simples. Toujours les plus compliquées à vivre.
Pour moi la vie, c'est une voiture, au crépuscule, roulant fenêtres ouvertes, en Italie.
Question incessante d'équilibre.
Nécessité lancinante : écouter son coeur et en même temps écouter l'autre.
Le problème de l'amour, c'est qu'il faut que l'Homme s'ingénie à broder des sentiments sur la Nature. Imposture, quand on y songe.