Un engagement au service de combats intellectuels : des prises de position, des coups de coeur, des coups de gueule, mes poèmes.
Au clairon des chasseurs
Au clairon des chasseurs
La plume sprinte
Mais l'âme attend
Ce matin l'heure a sonné
Sonné l'aurore
Sonné l'éveil
A l'unisson
Les nains gesticulent
Les géants passent
J'émeus les femmes
J'aime les femmes
Europe au matin
Vitalité grâce joie au midi
Midi du coeur
Midi de l'esprit
Les sentes chantent vers le sud
Et le fourré qui s'épaissit
Et lui qui perce au moins d'avril
Rallume au sein éclaire le coeur
Perce-orage ou costume poétique
Perce-nuit ou poète en costume
Crève-bornes en deux-pièces
Personne ne résonne
Ils s'affaissent et sanglotent
Tertre enragé qui s'extasie
Fouille la vie rage d'idées
Ils passent
Morts empesés du poids des morts
Regard pressé
Livides et las de l'avenir
Eiffel c'est toi qui agrandis
Les corps les coeurs et les mâchoires
Entendent tous quelque miracle
Et rêvent un quart d'heure par an
C'est fou le mal qu'ils se font
A désirer ce qu'ils n'ont pas
Moi je jouis du temps qui passe
Du vent qui va
Des créatures enjouées
Qui vont se dorer
Et puis fuir pour oublier
Finalement pour la plupart
D'ouvrir paupières
Et de me suivre
Florent Machabert - 04/05
(texte protégé INPI)