Un engagement au service de combats intellectuels : des prises de position, des coups de coeur, des coups de gueule, mes poèmes.
PARFUM LOINTAIN
Et si on sen allait au cirque dAlembert
A lombre des érables et sous les peupliers,
Ignorant le ciel gris et les nuages dhiver,
Pas à pas, lentement, sur le pavé mouillé.
Et si on sen allait au gala de lUnion
Quand tombera la nuit, fileront les étoiles,
Quand sévanouiront les bleues constellations,
Oublieux à jamais, sur les yeux comme un voile.
Et si on sen allait au jardin des Fauvettes
Où quand il pleut les arbres se gorgent deau et pleurent,
Où quand passent au loin des fermiers les charrettes,
On sarrête, on écoute, on sétreint, on repart.
Et si on sen allait sur le port de Mar Lay
A jamais enterré, sous terre et pour toujours,
Là où les bateaux battent pavillon anglais,
Où si lon nous voyait lon parlerait damour.
Et si on sen allait à la gare de Suztek
Loin des bals, et des cirques, et des ports et des parcs,
En cette Centrale Europe, à Galati, Fjolek,
Doù Paris est si loin, avec ses ponts, ses arcs.
Et si on sen allait au beau milieu de tout
Loin, là-bas, tu connais, tu souris, tu regardes,
Au tout milieu du beau, au milieu du beau tout,
Où sans crainte on murmure : « Jaime quon se regarde. »
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Elle sarrête. Elle sourit.
Elle regarde. Elle rougit.
« Tialla nes no is te ? »
A lenvers jai repris,
Et on sen est allés.
F.M. - 01/03
(texte protégé INPI)