Un engagement au service de combats intellectuels : des prises de position, des coups de coeur, des coups de gueule, mes poèmes.
Je n'ai pas l'intention de trop ajouter au climat ambiant de liesse justifiée à l'annonce de la libération de Florence Aubenas et de son guide irakien.
Mais je ne résiste pas à réagir sur trois points.
D'abord, j'ai été sidéré (au sens étymologique, transporté sur une autre planète) quand j'ai découvert hier les premiers mots de celle qui fut murée dans le silence 5 mois durant. Humour, autodérision, ironie. Un sourire de joie intense. Du bonheur même. C'est certain. On comprend surtout qu'elle a tenu grâce à une folle énergie intérieure, une force de caractère hors du commun. Après le calvaire, elle parle devant toutes les télévisions nationales de la vache-qui-rit qu'on lui donnait quotidiennement ! Quelle étonnante journaliste !
Ensuite, je voudrais penser à toutes celles et ceux encore retenus en otages : on pense naturellement à Ingrid Betancourt retenue en Colombie par les FARC, et à bien d'autres.
Enfin, j'entends rendre hommage à cette trempe de journalistes engagés, qui ne sont autre que nos yeux pour voir, comprendre, analyser le monde contemporain. Face à eux, je suis découragé de voir combien de "Croisés de l'information" courent après le scoop ou l'exploit...