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Je me réjouis en découvrant que l'ancien conseiller de François Mitterrand, Jacques Attali, préconise dans le passage qu'il consacre à la France dans son dernier livre (Brève histoire de l'avenir) des remèdes qui appartiennent clairement au registre de la droite libérale. Interrogé en ce sens, l'intéressé répond d'ailleurs que ces thèmes sont d'un tel registre précisément parce que ce sont les "conditions de la modernité", pour que la France ne s'accroche pas à des "conceptions qui conduiraient au déclin de son identité."
Autre écrivain, autre conseiller du même Président de la République, Erik Orsenna (4e parrain de la Majeure de Management Culturel et Solidaire de l'Ecole Des Hautes Etudes Commerciales, après J. Attali justement, J.-C. Rufin et M. Novak) est venu dans les locaux de l'Edhec dire combien il estime que la Méditerranée n'est pas un tout mais combien elle est au contraire clivée autour d'un axe nord-sud qui oppose l'est méditerranéen à l'ouest, avec pour limite est-ouest la Sicile, Malte, l'aventureuse île de Lampedusa à l'est desquelles on entre dans l'Orient d'Europe. Aussi affirme-t-il que la question d'avenir est celle de nos appartenances : combien peut-on en supporter sans fragiliser la Nation ? Quel lien nous unit-il vraiment dans le monde globalisé ? Dans ce monde qui peut tanguer autant qu'il le souhaite tant qu'il ne s'affronte pas, il semble qu'il faille attendre que tout un peuple regarde ensemble dans la même direction pour qu'émerge enfin à nouveau un sentiment d'appartenance fort, de cohésion. Il faut remonter au Mondial 1998, à l'Eclipse du 11 août 1999 par exemple indique un récent sondage. En parallèle, nous pouvons nous attendre à une montée des régionalismes et à un accroissement du poids des villes. C'est pour cela que pour éviter que "la Terre ne nous présente la facture" et qu'elle ne soit trop salée, il faut avec M. Orsenna devenir "géonaute".