Un engagement au service de combats intellectuels : des prises de position, des coups de coeur, des coups de gueule, mes poèmes.
Naples
Quartier populaire de Spacca-Napoli
Splendeur marmoréenne d'une église derrière carcasse rouillée de voiture !
Ville bruyante, klaxonnante, sanguine et gâtée par la nature : son soleil, sa baie, son golfe, ses côtes, le bleu intense de la Tyrrhénienne, son Vésuve, ses femmes, au profil quasi-grec, d'une folle beauté...
Ville très vive par ses couleurs, contrastée et même paradoxale : alternent ruines et palais, déclin et mode, misère et luxe.
Ville qui sollicite une attention de chaque instant, pour ne pas se faire renverser par un scooter (qui est roi), interpellé par un vendeur ambulant ou même agressé pour son argent (que je glissais dans mes chaussettes !).
Le tout est de se fondre autant que possible dans le décor : parler la langue, prendre l'accent très modulé des Napolitains (prononcer : "Napuledani"), se promener sans sac-à-dos (attribut par excellence du touriste !), porter une vague chemise relâchée, des lunettes de soleil, même au crépuscule... Et dans ce cas, alors, vous pouvez à minuit vous permettre d'aller sans risque vous promener dans le quartier moderne de Piazza Plebiscito, en empruntant Via Toledo qui sépare le quartier espagnol de Spacca-Napoli et tenter de charmer quelque Napolitaine se pavanant décolletée sur sa Vespa ! ! Peuple en quête de Joie, et non de notre Bonheur intellectuel franco-français bovaryesque...
Italia, ti amo !