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Un engagement au service de combats intellectuels : des prises de position, des coups de coeur, des coups de gueule, mes poèmes.

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Brialy : une flamme qui s'éteint

  

Je ne cacherai pas que j'ai eu un choc ce matin en apprenant la disparition de ce monument du cinéma français. J'ignorais qu'il était malade, gravement, et ne m'attendais donc pas à sa mort. Artiste à l'inoxydable physique de jeune premier, comme Jean Marais qu'il rencontra en début de carrière, il jongla toute sa vie durant entre cinéma (autant devant que derrière les caméras), théâtre et écriture. 

Issu de la "Nouvelle Vague", M. Brialy me laisse deux impérissables souvenirs :

- son extraordinaire interprétation de Danglars, dans Le Comte de Montecristo, aux côtés d'Arditi et de Depardieu ;

- la scène où il enfourche son vélo et tourne autour de la table de l'appartement qu'il partage avec Angela, dans Une femme est une femme (J.-L. Godard, 1961), avec Belmondo et Anna Karina.

Grâce du style, parfaite modestie du ton, dignité permanente, s'en va avec Jean-Claude Brialy un pan entier du Septième art français, comme nous quittèrent avant lui Gabin (1978), Signoret (1985), Ventura (1987), Montand (1991) ou Marais (1998). 

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