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Un engagement au service de combats intellectuels : des prises de position, des coups de coeur, des coups de gueule, mes poèmes.

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Par delà le bien et le mal

Petite présentation de la philosophie nietzschéenne

La volonté fondamentale n'est pas la volonté de vivre, ni une volonté de persister dans son être mais la volonté de puissance, notion qui désigne la structure d'un devenir-plus qui s'approprie ce qui lui résiste en le transformant. L'homme doit donc être dépassé au profit du Surhomme : un artiste philosophe capable de donner son assentiment à tous les aspects du monde : il est tout entier affirmation du monde et de sa volonté de puissance qui se manifeste comme recherche de hauteur et de raffinement...

Friedrich Nietzsche apparaît comme le précurseur des philosophes plus libres, tant à l'égard de la morale que de la métaphysique. Le corps est vu comme fil conducteur : nous ne connaissons rien d'autre que le monde de nos sentiments et de nos représentations ; ainsi, toute connaissance doit-elle prendre pour point de départ la sensibilité. Ce strict sensualisme invite à penser que l'apparence est la réalité. Nietzsche développe une psychologie des profondeurs basée sur la lutte ou l'association des instincts, des pulsions et des affects, la conscience n'étant qu'une perception tardive des effets de ces jeux de forces infra conscients. L'homme est donc d'une finitude radicale engagé qu'il est de tout son être dans un monde où tout advient qu'il le veuille ou non.

Sa généalogie de la morale oppose la morale des faibles et celle des forts. Celle des faibles est le ressentiment, cet affect d'une volonté vaincue, vengeresse, symptôme d'une vie décroissante, qui ne s'est pas épanouie. Le christianisme, l'anarchisme, le socialisme sont des exemples de morales du ressentiment. Au contraire, la morale des forts exalte la puissance, l'égoïsme, le plaisir d'être soi, la fierté, l'activité libre et heureuse, comme résultats d'une spiritualisation de l'animalité qui peut alors s'épanouir librement. La morale des faibles cherche à détruire à la racine tous les instincts, par haine de la vie, par suite d'une violence intériorisée, là où la morale des forts est capable d'élever des hommes cultivés, inventifs, actifs, doués d'une volonté forte et constructive.

Ces deux morales structurent l'histoire de l'Occident. Dionysos contre le Crucifié.

Par ailleurs, cette philosophie prône l'indifférence à l'égard d'un monde autre que celui dans lequel nous vivons, qui suppose la suppression du corps et des passions : la haine des sens conduit à imaginer un autre monde. Il faut lutter contre l'illusion des arrières-mondes.

Par ailleurs, la Liberté apparaît comme source de responsabilité pour les hommes, si bien que la grande lassitude, l'épuisement de l'homme face au monde s'expriment douloureusement : ennui, désoeuvrement, alcool, drogue, érotisme, abrutissement dans le travail, conflits psychiques...

La volonté du fort n'est pas abattue par l'absurde, mais invente de nouvelles valeurs à sa mesure : le surhomme est ce monde et il le vit.

Politiquement, Nietzsche souhaiterait voir l'Etat et toute autorité subordonnés à une éducation élitiste tournée vers l'art et la pensée. L'égalitarisme moderne ne peut permettre une haute culture de l'esprit et favorise le ressentiment des incultes ; la démocratie est une idéologie du troupeau, qui cherche la sécurité et le bien-être, aux dépens de la supériorité intellectuelle, contre cette supériorité, en lui faisant la guerre en se faisant l'ennemi de tout génie.

La spiritualisation consiste à na pas lutter contre les passions, comme le fait la morale en Occident, mais à leur fixer un point d'application différent. Cette conception permet de dépasser l'homme : non pas de l'éliminer mais d'abandonner les vieilles idoles par lesquelles l'homme espérait en un autre monde. Accepter et assumer pleinement la vie en ce monde-ci, ave ce qu'il comporte d'immoral et de blessant.

Esthétiquement, l'Art est pour Nietzsche le seul facteur justifiant la vie. Il oppose ainsi les figures apollinienne et dionysiaque. Le peintre, le poète épique et le sculpteur sont des visionnaires par excellence.

En réaction à un hégélianisme dominant dans les années 60, le nietzschéisme a influencé : Bataille, Gide, Camus, Freud, Deleuze, Foucault, Hesse, Heidegger, Malraux et Rilke...

Globalement, sa philosophie critique l'idée d'un asservissement de l'individu d'exception à la masse.

 
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Z
Je ne suis pas sure que la volonte de puissance siot ma valonte fondamentale, mais peut-etre fais-je partie des faibles ... ?<br /> Sinon, je trouve qu'il y a de bonnes choses dans le reste de sa philosophie, notament dans son rapport aux "arriere-mondes" ...<br /> <br /> Interessant et concis, ce resume, en tous cas .<br /> <br /> Zoelie.
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J
Conseillons pour les curieux les deux 'Nietzsche' de Deleuze (une version lourde, et une version 'allégée', mais seulement en nombre de pages - pour le reste elle est encore assez raide).<br /> <br /> Et voilà encore un blog dont je m'empresse de garder trace dans mon grand fatras de liens...
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D
ah la philo!j'en ai 3 heures par semaine et cette question de bien et de mal est un sujet très vaste!<br /> beau blog!<br /> continu
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