Un engagement au service de combats intellectuels : des prises de position, des coups de coeur, des coups de gueule, mes poèmes.
" A la place des pulsions naturelles, on greffe dans l'âme de l'homme unidimensionnel une volonté d'adéquation aux modèles sociaux : on ne désire plus librement, mais on veut ce que le social nous montre comme, apparemment, le seul désirable possible. L'aliénation est à son comble, on veut le désir qu'on nous suggère en abandonnant ceux qui nous sont propres : le principe de plaisir est tout entier asservi, à l'aide des techniques dans lesquelles la capitalisme excelle - système médiatique et société du spectacle -, au principe de réalité. Il s'agit de faire désirer ce qui est utile d'être désiré pour le social - les marchandises, les biens de consommation, par exemple. De fausses idoles sont promues idéaux et l'on invite à un hédonisme vulgaire qui détourne de l'hédonisme authentique : on aime avoir quand il s'agirait d'être, on veut accumuler, posséder, consommer quand il faudrait jubiler, aimer, jouir. " Michel Onfray
" La morale qui fait sienne l'impératif de plaisir veut la production d'un style, le contraire de l'uniformité et de l'intégration dans la masse : elle est individualiste et libertaire. Le modèle éthique n'est plus la science mais l'art. Il faudra finir par comprendre ce que Nietzsche veut dire dans La volonté de puissance : L'art a plus de valeur que la vérité. Le chef-d'oeuvre dont il est question en matière d'éthique, c'est l'existence, la vie, la production d'un style. " Michel Onfray
Vivre n'est pas un mal mais mal vivre en est un.