Un engagement au service de combats intellectuels : des prises de position, des coups de coeur, des coups de gueule, mes poèmes.
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C’est nu.
C’est nu qu’il faut aimer. Nu de passé. Nu d’avenir. On laisse à l’entrée du palais les babouches du souvenir. Et on les quitte d’autant mieux qu’on a usé la solitude jusqu’à sa corde. A en devenir soi-même. Savoureuse sensation que de sentir s’écrire le mouvant de la vie. Celle qui se vit sang pour sang. Celle entre pierres et mer. Celle qui sait jeter homme dans un mauvais coup de dédales. Et moi, et moi, émois. Mais coupables jamais n’ont eu tant d’innocence. Frime, luxe… et la lumière fuse. Les squelettes s’épousent, les corps se mélangent. C’est un séducteur. Un esthète ! Et un acteur… « L’auto mobilise », croit-il lire dans le journal. Il sourit. Jaune. Colère. Vert. C’est là la toile de l’amour. Il y faut des couleurs. Des pastels renforcés. Des fades refoncés ! Des nuances marquées. Peindre, c’est faire l’amour. Pas le choix. De l’indigo pour la peur. Et puis du rouge, beaucoup de rouge. Du rose bien sûr. Mais surtout du rouge. Non, je plaisante, faut du violet. Ce mauve-marquis et cet émeraude-vert, là je craque ! Pour sûr c’est ça le précipité du désir………………………...