Un engagement au service de combats intellectuels : des prises de position, des coups de coeur, des coups de gueule, mes poèmes.
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Je ne viendrai pas ajouter à la polémique et à l'agitation médiatique autour des violences urbaines. Toutefois, je voudrais évoquer deux points.
D'abord, l'initiative du chanteur Marc Lavoine, qui a décidé de lancer un plan de coopération reposant sur l'instauration de passerelles entre le foot et l'emploi. Car, qu'on ne se méprenne pas, je vois une unique cause aux évènements qui secouent les banlieues françaises : un échec du modèle d'intégration à la française des populations maghrébines ; et parler vrai revient à reconnaitre qu'il y a des assimilations culturelles plus difficiles et longues que d'autres : les derniers arrivés (vague nord-africaine) se sont moins bien intégrés à la République Française et à ses valeurs que les Polonais, les Portugais ou les Italiens, et ne pas le dire serait de la mauvaise langue de bois. Aussi peut-on trouver deux conséquences majeures à l'échec de l'assimilation des derniers immigrés : la sourde montée en puissance d'un intégrisme sous-terrain (10 de nos compatriotes sont partis mourir en Irak) et la volonté d'exister et de se faire remarquer, dans une société qui n'offre plus ni emploi, ni fraternité, ni justice. L'emploi est en effet un pilier fondateur de la cohésion sociale, sans lequel aucune autre objectivation de la liberté n'est possible. Ni mon talent, ni mes compétences ne sont reconnus dans ma banlieue, alors je flambe pour que médias et ministre se déplacent. J'existe enfin.
Chapeau donc à Lavoine et au clip réalisé avec l'équipe de France ("La France est plus forte avec toi"), qui montre qu'un autre chemin est empruntable à condition de multiplier les initiatives pour "récupérer les jeunes".
Secundo, je ne supporte guère le politiquement correct qui règne dans cette affaire : "des jeunes ont commis des incivilités" résonne dans ma tête comme "des voyous ont été violents". Cessons d'être fades et soyons vrais.