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On entend beaucoup parler de pouvoir d'achat en ce moment, notamment de la part de l'exécutif., puisque Nicolas Sarkozy en a fait un de ses chevaux de bataille politiques. Mais qu'en est-t'il vraiment ? Ce qu'il est important de noter - et que les statistiques ne disent pas, même la nouvelle moûture de l'indice des prix INSEE - c'est que la hausse des prix ne concerne que les achats de haute fréquence (alimentaire par exemple), tandis que l'ensemble des biens ou services achetés à "basse fréquence" (NTIC notamment) voient leurs prix baisser. Il y a donc un mécanisme de compensation, véritable jeu à somme nulle d'un point de vue arithmétique. Mieux : du point de vue de la richesse et de l'équipement des ménages, ceux-ci peuvent acheter des biens ou des services qu'ils n'auraient pas pu se procurer sans baisse des prix. Je pense ici tout spécialement au matériel informatique et à la connection haut débit, qui équipe désormais 1 Français sur 2 (*). Ce qu'il ne faut pas non plus négliger, c'est par contre l'explosion de la part "prédépensée" du budget des ménages français (abonnements, loyers, assurances, impôts), qui représente désormais près de 50% des dépenses de chaque ménage. C'est à ce niveau là que l'on peut authentiquement rendre du pouvoir d'achat aux Français. Enfin, rappelons que baisser les taux d'intérêt pour favoriser l'accès à la propriété n'est qu'une illusion si cette baisse des taux ne s'accompagne pas d'une hausse de l'offre, sans laquelle, en effet, le recul des taux se solderait par un renchérissement du sentiment d'appauvrissement de ceux qui se retrouveraient contraints à payer leur loyer ! Par ailleurs, méfions-nous du projet de contrat unique, qui ajoute une réelle incertitude juridique pour les recruteurs. Une voie de secrous pourrait être le licenciement par consentement mutuel, pour "inadaptation du salarié" accompagné d'un doublement des indemnités de licenciement. A provisionner ? Quelle rentrée pour le PS !! Je ne dirai qu'une chose : les socialistes français doivent comprendre que le vote de classe sur lequel la SFIO a été fondée au début du XXème s. n'existe plus. Dont acte.
(*) 30 millions de Français sont donc équipés d'une connection ADSL, dont 27 millions (90%) ont la LiveBox de France Telecom.