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Un engagement au service de combats intellectuels : des prises de position, des coups de coeur, des coups de gueule, mes poèmes.

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Un enfant face aux femmes

 

Je reviens d’un pays
Je reviens d’une nuit
Où le sable et le vent
Vous poussent en avant
Vous cinglent le visage
Vous étreignent de rage
Et gèlent vos paupières

 

Votre regard de pierre

 

Crisse dans le silence

 

Sarcophage d’enfance

 

Il nous faut en sortir

 

Et sans crainte grandir

 

 

 

Je reviens d’une ville

 

Je reviens en rebelle

 

D’une joute acharnée

 

Contre les enfiévrés

 

Contre les ennemis

 

De la Joie de la Vie
Qui vivent en courant

 

Impriment à l’enfant

 

Un pas rapide et vif

 

Le poussent dans l’esquif

 

Avant que de savoir

 

Son croire et son espoir

 

 

 

Je reviens de contrées

 

Je reviens de forêts

 

Où l’immense nature

 

De sa verte ceinture

 

Protège la lenteur

 

Du lent souffle des heures

 

Où le regard attend

 

Que le souffle du Temps

 

S’essouffle et ralentisse

 

Recrache sur les lys

 

Les poisons du chemin
Et la lie des matins


Je reviens d’Italie
Je reviens de Paris
Je reviens de Moscou

Je reviens de partout

 

Personne ne s’étonne

 

De ce que la vie donne

 

Chacun attend encor

 

Et chacun vous dévore

 

Davantage qu’il ne peut

 

Beaucoup plus qu’il ne veut

 

Atroce liberté

 

Comble de vanité

 

 

 

Je reviens de chez moi

 

Je reviens de chez elles

 

Car j’écris de chez moi

 

Lorsque je pense à elles

 

A celles que jamais

 

Je n’eusse osé aimer

 

Si je n’avais compris

 

Que ce qui n’est pas pris

 

Est rarement offert

 

Que d’une main de fer

 

Peut germer la douceur

 

Qui entrouvre les cœurs

 

 

 

Et j’en veux chérir une

 

Et j’entends servir l’autre

 

Des deux passions aucune

 

Ne peut éteindre l’autre

 

La première me vient

 

De ma plus vieille enfance

 

Me nourrit à son sein

 

Et s’appelle la France

 

La seconde a laissé

 

Son parfum dans l’entrée

 

Et a quitté pour moi
Sa robe rouge en soie

      
F. M. - 12/2004

(texte protégé INPI)

 

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G
je sens comme un écho <br /> quelque chose qui vibre<br /> qui m'appelle me rappelle <br /> que nos vies sont liées<br /> dans les songes incertains <br /> où nous nous rencontrons <br /> <br /> http://crayongomme.over-blog.net/article-758839.html
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