Un engagement au service de combats intellectuels : des prises de position, des coups de coeur, des coups de gueule, mes poèmes.
Je viens de découvrir, ce soir, au journal, les premières images du massacre des 8000 musulmans bosniaques par les Serbes, à Srebrenica en juillet 1995.
Mais en même temps, le reportage montre la souffrance indicible d'une mère qui découvre, elle aussi, sous nos yeux, ces exactions ; et là, douleur suprême, elle reconnaît sur l'écran son fils, qui semble l'implorer... avant de se faire fusiller.
Mon émotion ne fut rien à côté du calvaire de cette mère.
10 ans plus tard, la voilà replongée pour 10 ans dans le malheur et la colère.
Pas de prescription pour les larmes.
Hélas.