Un engagement au service de combats intellectuels : des prises de position, des coups de coeur, des coups de gueule, mes poèmes.
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MÊLER.
Les ombres se mêlaient et battaient la semelle,
La page de la grâce et les encres rebelles.
On dirait ton regard d’une vapeur couvert :
Et le vent qui soufflait par le portail ouvert...
Le vent du soir se lève et souffle de la côte,
Et elle est devant moi sur le pas de la porte.
Je t’ai trop désirée pour savoir te nommer,
L’un de son vieil honneur, l’autre de sa beauté !
Il fallut qu’elle vît en plein cœur de l’orage !
Et voici à nouveau Versailles et ses ombrages...
Ne faites plus chez nous ce bruit du cœur brisé.
En ce temps-là je voyais Dieu dans une haie.
Ainsi quand je serai perdu dans la mémoire,
Tremblant de réveiller l’enfant expiatoire :
Comment ai-je pu rêver dans ce petit jardin
Des amis des amours de ce qu’il en advint...
Ainsi la belle femme qui donnait du plaisir
Aux souffles violents qui pourraient le flétrir
Regardait ce que c’est un espace étendu
Et que j’ai retrouvé plus tard las et déçu.
D’après Charles Baudelaire
Louis Aragon et Charles Péguy.
Florent Machabert, 06/01.
(Texte protégé INPI)