Un engagement au service de combats intellectuels : des prises de position, des coups de coeur, des coups de gueule, mes poèmes.
Jignore si la blessure infâme de mon cur
Viendra un jour
Vers toi chez toi de moi à toi
Et si repartira le sifflement du train que
Jentends de chez moi oui repartir au loin
Jignore si
Les sanglots de mon cur
Les nervures de mon corps
Un jour disparaîtront dans la noirceur des cendres
Lincendiaire fumée dun amour en cristal
Le front troué de balles invisibles de balles intouchables
Jignore si ces fantômes au loin vont revenir
Et si cette maison va un jour
Seffondrer
Tomber
Dans cet abîme où tout devient possible
Pourquoi ignorer quand tout nest quun savoir
Ephémère et profond
Au loin dans la campagne au fond du ciel bleu
Dans la mer des Carpates et les monts de la mer
La terre est une mère au sein
Blanc bleui
Par le malheur du coup droit dun pantin
Et le coude bleui par on ne sait pas quoi
Au fond du tunnel de la rame électrique
Un lampadaire-flambeau comme on en voit
Dans Paris la ville des Lumières ô combien saluée
Et jamais sur les forts sur les créneaux du château de la vie
On navait aperçu
Semblable chemin semblable cheminée
Sur le fortin sous les mâchicoulis où
On mâche remâche rumine et mastique la
Rancoeur incroyable dun cur transpercé par
Lépée
Du battant qui se lance à lassaut de la citadelle
La sentinelle ne bouge pas
En haut de son talus du haut de sa colline
Et si on lattaquait je crois quelle sen irait
Les bras elle agiterait au loin
Sans se faire voir
Pour se faire voir des autres
Et elle séchapperait du tunnel incendié comme
On sort
Sur une couche sous une couverture
Le corps dune victime labourée
Par la faux pas celle du fermier quon aperçoit au loin
Près de la cheminée qui en cet hiver brûle
Mais celle dune Dame que courtisent certains
Cette poussière qui couvre les rimes de la vie et
Fait que de poème je suis passé à prose
Ce nest que ce tunnel dont jai déjà parlé
Car fou sous la grêle des malheurs de la vie
Jignore
Quel est ce train quelle est ma destinée quelle est ma destination
Pour combien de temps encore déjà toujours jamais
Si la gencive
Est vive
Le cur un peu brûlé les joues en feu et lesprit enflammé
La vie elle est toujours ainsi sur le bûcher
A consumer ses jours les jours des hommes heureux
Et malheureux
Et si par la seule force dun mot dun clin dil
Je sais voir en ce signe ténu
Un message humain humaniste humanitaire
Alors en toutes choses il est possible
Dapercevoir ce que lon ne voit pas et qui pourtant est là
Lallure est le paysage
La beauté la couleur du ciel
Et ce qui est ici avec moi près de moi
Nest pas avec un autre ni loin ni jamais là
Je ne sais pas encore si la vie me connaît mais moi je sais très bien
Que si elle me connaît alors le jour viendra
Où elle me reconnaîtra elle me reconnaîtra le droit
De navoir pas
Consumé toutes les heures à la même cadence ce droit
Davoir
Touché du pouce de lindex les sages de ce temps ou de ceux du passé
Qui mont toujours donné limage dHommes grands du fond de leur tombeau
Du bout de leur plume magique de laquelle est sortie
Une myriade de mots de formes et de signes
Ils ont franchi le tunnel et sont arrivés à cette lumière quon veut bien leur donner
Pour leur rendre lhommage quils ont bien mérité
Le jour viendra où cela sera
F.M. - 06/2001
(texte protégé INPI)