Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Un engagement au service de combats intellectuels : des prises de position, des coups de coeur, des coups de gueule, mes poèmes.

Publicité

Eloge d'une solitude patiente dans la philosophie

Nous vivons dans une société du tout sans-fil, d'une communication ominipotente et omniprésente (GSM, sms, photo numérique, mail...) mais qui n'a en réalité de cesse de nous rappeler à notre essence fondamentale : la Solitude.

Qui est tout, avec la Patience, dont le poète Rilke fait le plus bel éloge que j'aie jamais lu.

C'est seuls que nous naissons.

C'est seuls que nous irons en terre.

Et se connaître, c'est précisément, accepter, admettre, digérer et assimiler cette condition, qui n'est ni triste ni heureuse ; qui est.

Et réussir la vie de couple, c'est encore comprendre qu'à deux on est trois fois seuls : moi seul, lui ou elle seul(e) et nous ensemble seuls.

Fuir la solitude, c'est se fuir. C'est bien évidemment tentant. Malgré tout, désirer ce que l'on est et ce que l'on a - selon les préceptes de Comte-Sponville - passe à mes yeux par cette patiente solitude, qu'on soit effectivement seul, en couple ou en troupeau.

Agir.

A cet égard, Sartre et Nietzsche se mêlent dans mon esprit. Le premier a lui aussi insisté sur la solitude responsable : c'est toujours entièrement seul que l'on est pleinement responsable ; tandis que dans le Crépuscule des Idoles, le second évoque ce genre humain avec ses moutons (ceux qui suivent en broutant), ses bergers (ceux qui les mènent) et ses loups, solitaires (en marge du troupeau, et qui "boîtent" sans cesse pour paraphraser Merleau-Ponty).

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article