Un engagement au service de combats intellectuels : des prises de position, des coups de coeur, des coups de gueule, mes poèmes.
Si la France , entend rester ou redevenir une grande nation, elle doit se prémunir de toute idéologie, car nous savons tous que l’idéologie, c’est ce qui pense à notre place. Elle doit être parmi les meilleurs aux niveaux économique, militaire, technologique et culturel. Voilà ce qui caractérise une grande nation, fière de ses racines et tendue vers les promesses de l’avenir ! Ce qu’il faut délaisser, ce sont les compromissions du politiquement correct et des tabous, la politique des grains de sable et le recours, dans un premier temps, à des objectifs illusoires et inévitablement dans un deuxième, à des moyens vexatoires réprouvés par la justice et le bon sens ! Suivons l’exemple des hommes des Lumières qui tout en jetant les bases de la philosophie moderne ont refusé les discussions spéculatives pour devenir des hommes pratiques, préoccupés par le quotidien de leurs concitoyens ! Car si, en 2007, certains Français voient demain comme une perspective menaçante, c’est qu’ils ressentent un profond décalage entre eux et une époque changeante, entre eux et ceux qu’ils élisent, censés les représenter ; c’est qu’ils ont la fausse impression de l’impuissance d’agir, qui atteint même parfois certains hommes politiques ; c’est qu’ils voient bien que les plus précaires sont de plus en plus isolés dans leur différence !
C’est en cela que la France doit se nourrir de son vécu, de ce que dans son histoire bimillénaire elle a fait de mieux, pour ensuite s’en inspirer, imaginer des solutions et l’adapter aux réalités modernes. Le monde avance et continuera à avancer avec ou sans notre pays, parce que grâce aux scientifiques du monde entier, de nouvelles technologies sont à l’œuvre qui bouleversent nos habitudes et abolissent nos frontières. Notre planète est ainsi devenue ce village où les distances, qui ne comptent plus, ne constituent plus un obstacle, et où tous, nous dépendons de chacun.
A l’heure où l’emploi à vie est devenu un mirage, à l’heure où l’on fait le constat que des entreprises qu’on sait florissantes se délocalisent, à l’heure enfin où nous assistons, paraît-il impuissants, à la fuite de certains de nos plus brillants cerveaux sous l’effet contre-productif de l’inflation de nos prélèvements obligatoires, qui ose encore affirmer que rien ne doit changer face à cette nouvelle donne ? Qui peut encore prendre la responsabilité de faire perdurer la France sur la voie d’un modèle social qui a fait à juste titre l’objet de notre fierté nationale mais qui n’inspire plus personne tant il est ruineux et nécessite d’urgentes réformes ? Qui veut encore raisonnablement faire renouer la France avec la vision malthusienne d’un temps de travail et d’une richesse considérés comme finis, qu’on partage ou réduit au lieu de les créer, alors même que tous ses partenaires économiques travaillent davantage et produisent plus de richesses qu’elle ?
Au contraire, j’affirme que l’espérance et la croyance en un avenir meilleur sont possibles, et je veux dire, ici, combien c’est à mes yeux la transmission du progrès social qui incarne cet espoir ; entendons-nous : au sein d’une famille, chaque génération n’espère-t-elle pas que la génération suivante ait un horizon plus dégagé que le sien en commençant à un niveau social au moins égal à celui qu’elle a atteint au moment de quitter la vie active ?
A côté de cela, et malgré l’extrême beauté de ses plaines, de ses forêts, de ses vallons et de ses collines, malgré le grand soleil d’été qui inonde la Provence , malgré les genêts de Bretagne et les bruyères cévenoles, la France , belle et rebelle, qui a toujours soufflé un air de liberté au-delà des montagnes, ne peut sans cesse invoquer le caractère universel et unique de son message et cuisiner avec talent ici l’exception culturelle, là l’exception sociale ; nous ne pouvons faire l’économie de prendre aussi en compte les trois grandes menaces de demain : le fléau terroriste, la flambée cyclique puis la disparition du brut, enfin, les risques planétaires liés à l’évolution accélérée du climat. (fin demain)